Guides · Télétravail

Sécurité en télétravail : une checklist pour les indépendants

Cusato ·

Cette checklist adapte des recommandations publiques au travail indépendant. Elle ne constitue ni un audit de votre poste ni un test de logiciels. L’objectif est de choisir des mesures vérifiables, sans acheter une pile d’outils par défaut.

1. Clarifier le cadre avec chaque client

Cybermalveillance.gouv.fr recommande de privilégier des équipements maîtrisés par l’organisation et de formaliser les consignes lorsque des appareils personnels sont utilisés.[2] Demandez quels appareils, services de partage et accès distants sont autorisés. Notez aussi le contact à joindre en cas d’incident.

2. Entretenir le poste

Appliquez régulièrement les mises à jour de sécurité et vérifiez la présence d’une protection contre les programmes malveillants : ces deux mesures figurent dans les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr.[13] Ne désactivez pas une protection parce qu’elle gêne un logiciel sans rechercher la cause avec le support.

Conservez le pare-feu actif et examinez ses exceptions ; Microsoft déconseille de désactiver le pare-feu Windows.[10] Pour le choix d’un produit, consultez notre guide antivirus, qui ne propose pas de faux benchmarks.

3. Maîtriser les accès

Cybermalveillance.gouv.fr recommande des mots de passe robustes et une double authentification, notamment pour les accès distants sensibles.[2] Recensez vos accès professionnels et faites retirer ceux devenus inutiles. Pour vos secrets de développement, consultez notre guide des gestionnaires de mots de passe.

Les services de télémaintenance et les accès RDP doivent être limités et strictement filtrés.[2] Demandez au client sa procédure plutôt que d’exposer directement un service depuis votre domicile.

4. Comprendre le réseau sans surestimer le VPN

HTTPS chiffre déjà les communications entre votre navigateur et un serveur, même sans VPN.[1] Le VPN d’accès aux infrastructures d’une organisation répond à un besoin différent d’un VPN de navigation grand public.[2]

Ne traduisez donc pas « Wi-Fi inconnu » par « achat obligatoire d’un abonnement ». Respectez la politique du client et gardez vos protections locales. Notre guide VPN et pare-feu précise leurs rôles.

5. Vérifier les sauvegardes par une restauration

Cybermalveillance.gouv.fr recommande des sauvegardes régulières, des copies déconnectées et une vérification de leur restauration.[13] Choisissez leur fréquence selon la quantité de travail que vous pourriez perdre, plutôt que selon une règle identique pour tous.[13]

Pour votre suivi, notez l’emplacement des copies, la date de la dernière sauvegarde, la date de la dernière restauration de contrôle et les éventuelles erreurs. Incluez les données hébergées dans le cloud dans cette vérification : les garanties du service souscrit doivent correspondre au besoin.[2]

6. Préparer l’incident avant qu’il arrive

Gardez une fiche accessible hors du poste principal : contact informatique, client, assureur et procédure interne. En cas de rançongiciel, la recommandation est notamment d’isoler le réseau touché, d’alerter rapidement et de préserver les éléments utiles aux investigations.[13]

Consultez notre procédure de premiers gestes. Aucune de ces mesures ne promet l’absence d’incident ; elles servent à réduire l’exposition et à préparer une reprise.

Documents consultés le 15 septembre 2026.

Sources

[1] https://developer.mozilla.org/en-US/docs/Glossary/HTTPS — HTTPS — MDN [2] https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/bonnes-pratiques/securisation-du-teletravail — Sécurisation du télétravail — Cybermalveillance.gouv.fr [10] https://learn.microsoft.com/en-us/windows/security/operating-system-security/network-security/windows-firewall — Microsoft — Windows Firewall [13] https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/fiches-reflexes/rancongiciels-ransomwares — Cybermalveillance.gouv.fr — rançongiciels